De l’amitié
Parfois, la nuit s’étale
dans mes rêves, elle s’allonge, elle écoute. Ce soir, elle t’a trouvée au bord
de mon coeur. Tu souriais. Je ne pensais plus te revoir. Du moins, pas d’aussi
près. Je ne t’attendais plus, tu sais. Les jours d’autrefois s’étaient écoulés
avec tout ce qui nous appartenait. Ces temps à nous étaient morts, désormais.
Pourtant, ce soir, le noir de tes cheveux brillait comme d’habitude et tu
flirtais toujours de ton regard aigu, tu jouais, tu dansais. Là, tout près de
moi. Là où je bats encore de mon rythme. Là où je ne comptais plus avoir
affaire à toi. Et puis, te voilà! À faire décrocher la Lune, à déclencher du
ciel les étoiles, à éblouir la pensée de mes larmes!
mofred
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