Prêt-à-croquer
Mon
cœur fume
les
mots y rouissent
je sens
déjà leurs raideurs ruisseler dans le chaud
se
tortiller dans les miroirs qui fondent doucement
Plus rien à voir !
… sauf
une laideur béate
chiante
comme la masse qui pointe envieuse du regard et
panse
la beauté, la tue dans ses mouchoirs
Le néant pue partout, comme la boise
C’est du
prêt-à-croquer
Mes
cris, mes doigts, la peau
le
rouge coulant, le risque et mes larmes
cette
auge instable
Du prêt-à-croquer, hélas !
Pourvu
que l’on se retrouve encore dans les parois curieuses de la mémoire
dans le
fil d’amour que l’on aime boire
enivrés
d’extase
nous lancer dans le pré et rouler, voir ce qui se passe
mofred
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